Les groupes en “The” des 00’s qu’on préfère oublier


04/07/2013 /

François Bonnet

#10
The Rascals
Miles Kane, comprenant vite que ce nouvel âge d’or du rock à particule ne durera pas, annonce le split de The Rascals à peine un an après la sortie du premier album du groupe. Si l’idée de se lancer dans une carrière solo semble être la seule et unique raison à cette séparation, on sent surtout que le jeune anglais a déjà honte de ce que The Rascals pourraient devenir. L’honneur est sauf, pour les raisons que vous connaissez.
#9
The Sunshine Underground
Qu’il s’agisse ou non de name dropping (le nom du groupe serait tiré d’un des titres du troisième album de The Chemical Brothers), les rayons de The Sunshine Underground n’auront jamais vraiment réussi à percer. La faute au ciel, trop souvent capricieux, de Leeds, ou bien a des mélodies putassières que l’histoire a préféré mettre de côté. « Maybe I’m right or maybe I’m wrong », chantait Craig Wellington en 2006. Aujourd’hui, on a la réponse à ta question, Craig.
#8
The Pigeon Detectives
Selon Wikipedia, « The Pigeon Detectives est un groupe de rock indépendant britannique issu de Leeds et formé en 2004 ». Mais ce que Wikipedia oublie surtout de préciser c’est que « The Pigeon Detectives est un groupe de rock indépendant britannique issu de Leeds et formé en 2004 » au patronyme ridicule. Comme tant d’autres depuis 2004, The Pigeon Detectives incarnent cette course effrénée des maisons de disques qui cherchent à combler la place laissée vacante par les Libertines.
#7
The Zutons
The Zutons ressemble à tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de pop : intégrer un membre manifestement hermaphrodite (Abi Harding au saxophone), appeler son premier album : Who Killed……. The Zutons ? Avec un nom aussi évocateur, il ne fallait pas espérer entendre parler de The Zutons bien longtemps. On vous rassure, tous ses membres sont toujours en bonne santé aujourd’hui, mais il n’empêche qu’ils sont artistiquement bel et bien morts. Malgré deux autres opus et une poignée de singles plus tard.
#6
The Fratellis
Ces petits chéris des charts anglais en 2006 seront vite considérés comme la motocrotte de l’époque. On les montre du doigt pour la pauvreté de leurs idées, ramassées ici et là. Pur produit de consommation, The Fratellis amusent la galerie un temps, avant de finir là où tout a commencé : sur les trottoirs du Pays de Galles.
#5
The Hoosiers
Un premier single salement inspiré du plus grand tube des Turtles (« Happy Together », en 1967) et voilà qu’on se met à douter de la sincérité de The Hoosiers. Réponse toute trouvée, puisque quand ce n’est pas l’un qui s’affuble d’un chapeau de trappeur, c’est l’autre qui porte la moustache. Un peu de sérieux, s’il vous plaît. Trois petits albums et puis s’en vont.
#4
The Rakes
Sans ses faux airs de Ian Curtis, personne n’aurait jamais parlé d’Alan Donohoe, leader tristounet de The Rakes. Le plus frappant chez The Rakes, c’est cette propension à l’ennui. Cette façon de marcher volontairement sur le râteau qui traine dans le jardin pour nous faire rire. Cela dit, ce genre de blagounettes marche une fois, mais pas deux.
#3
The Paddingtons
Des couplets/refrains gueulards, qu’on prend plaisir à reprendre après quelques bières. Mais à trop jouer la carte de l’urgence, on se rend vite compte que celle-ci n’est là que pour masquer un sérieux défaut d’originalité. Le punk prolétaire de The Paddingtons ne s’adressant qu’aux tripes, autant dire qu’il se digère très mal avec le temps.
#2
The View
Les écossais de The View n’auraient-ils pas mieux fait de rester dans le pub de leur bled, Dundee, à jouer des reprises sous le sceau de l’anonymat ? Même après toutes ces années, on se demande encore comment ils ont pu en arriver là (Hats off to the Buskers, leur premier album, est entré en tête des charts UK une semaine après sa sortie). Leur succès est-il dû au protectionnisme, à tendance proxénète, de Pete Doherty, ou à cet irrésistible besoin de chanter le désespoir d’une adolescence perdue à l’angle d’une des rues de Dundee ?
#1
The Music
Franchement, qui a vraiment cru en The Music ? Y ont-ils vraiment cru eux-mêmes ? Et qui s’en souvient ? Même Internet semble les avoir oublié, la faute, certes, à un nom pas vraiment calibré pour Google. On leur tire tout de même notre chapeau pour avoir assumé un blaze aussi déroutant et toléré les pas de danse de leur chari-statique leader, Rob Harvey. Rob Harvey qui, depuis 2011, forme The D.O.T, avec Mike Skinner (The Streets), un duo plein de bonne volonté, mais incapable de produire mieux que des pop songs périmées.

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